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Au matin, nous prenons le petit déjeuner tous les deux en discutant du programme de la journée. Pour moi, ce sera la direction d'un petit village isolé au fond d'une vallée. Le professeur nous rejoins. Je lui fais part de mon projet. Cela l'intéresse mais il le fera un autre jour. Quant à la Parisienne, elle décide de rester flâner au bord de l'eau.
Je commence donc mon périple en direction de ce petit village. Je rencontre parfois des villageois qui me demandent si je me dirige vers la grotte. Je leur dis que non, que je me dirige vers un village mais que je ne sais pas combien de temps il faut pour s'y rendre. Les paysages sont magnifiques. La lumière est superbe. Cela me permet de faire de belles photos en chemin.
Ayant pris un petit chemin très peu fréquenté, j'arrive à un point de contrôle tenu par des villageois qui me demandent de payer une taxe pour pouvoir continuer ma route en direction de la grotte. Ne voulant pas m'y rendre, je réussis à ne pas payer cette taxe. En discutant avec eux, je comprends qu'il faudra traverser une rivière. Ayant pris la peine de me renseigner, je décide de leur payer la fameuse taxe.
Arrivé au niveau de la rivière à traverser, je m'aperçois que la tâche sera ardue: beaucoup de courant, hauteur de l'eau au dessus des genoux, largeur de 5m, sol très glissant. Séparé de seulement 20 minutes de marche, je franchis ce bras de rivière en traversant prudemment avec tout mon matériel de photographie. De l'autre côté du rivage, je me sens encore plus seul au monde face à ce paysage de rizières et de montagnes type pain de sucre. Le chemin n'existe plus, il faut suivre les plantations de rizières pour rejoindre le village.
Arrivé au village, personne ne prête attention à moi malgré le peu de touristes qu'ils doivent voir. Ils poursuivent leur tâche quotidienne et se laissent facilement photographier en prenant la pause. J'accède à tous les recoins du village sans problème. Sachant qu'il me reste 2h30 avant le coucher du soleil et que j'ai mis 2 heures pour accéder au village, je décide quand même de visiter les alentours du village pour découvrir un peu plus leurs plantations. Empruntant un chemin qui se termine en impasse, je tombe nez à nez avec un chasseur. Ne réussissant pas à communiquer autrement que par des sourires, il me montre son arme fièrement. Je le prends en photo et décide de rentrer.
A peine 10 minutes après avoir traverser de nouveau la rivière, je croise le professeur qui me dis qu'il se rend au village que je viens de quitter. Lui ayant expliquer qu'il faut marcher 20 minutes après avoir traverser une rivière, il décide d'y aller malgré la nuit qui va bientôt tomber. Vu sa détermination, inquiet, je l'accompagne. Nous y faisons une visite d'un pas rythmé puis rebroussons chemin. Lorsque la nuit tombe, il nous reste 1h30 de marche pour rejoindre notre gîte. Contrairement à lui, je suis bien équipé, avec des lampes frontales et du produit anti-moustiques.
Une fois arrivés, nous retrouvons la Parisienne qui nous explique qu'elle prendra un bateau le lendemain matin pour se diriger vers le Nord alors que mon compagnon et moi restons une journée de plus avant de nous diriger vers le Sud.
Très beau temps, 28°C.
Je décide de faire une ballade autour de ce village, Muang Ngoy. Parmi les photos que je prends, celle de l'arbre aux centaines de papillons me marque.
Le soir, je retrouve le professeur qui a passé sa journée dans un temple bouddhiste. Il a appris que les moines du temple avaient, étonnement, souvent la visite des femmes du village... et que leurs téléphones portables leur servaient à se connecter sur internet pour regarder des sites peu recommandables.
En milieu de matinée, nous reprenons la route pour Luang Prabang. Nous arrivons après 1 heure de bateau et 3h30 de bus. A mon arrivée, je me rends à un point Internet pour donner de mes nouvelles.
Je suis à Phonsavan. Je randonne pendant 5 heures en montagne. Les paysages ressemblent à la Savoie. Je suis les sentiers et vais de surprise en surprise: ici des sapins, là des maisons en bois comme des chalets. Je suis en altitude. Il fait vraiment froid. Je suis loin des paysages habituels tropicaux!
Les chiffres:
Du 03/01/2010 au 31/01/2010, j'ai parcouru 3784 km dont 1126 en Thaïlande jusqu'à la frontière du Viêtnam.
Il me reste 60€ en espèces pour mon premier change au Viêtnam. Au Laos, j'ai dépensé 110 000 kips par jour, soit 9€.
Moi qui pensais que le Laos serait le pays le moins intéressant de mon voyage, j'ai été bien surpris!
A SUIVRE :
VIETNAM // 1 //
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